Pourquoi Burning Compost?

Une sculpture sociale sur le climat, le soin et le travail invisible

Burning Compost commence avec quelque chose de simple et d’ordinaire: les feuilles mortes de l’automne à Berlin. Ramassées, évacuées, puis de plus en plus utilisées dans des installations de biogaz pour produire de l’énergie, elles disparaissent avant même que beaucoup d’entre nous aient conscience du rôle qu’elles jouent dans le cycle écologique. Dans la nature, les feuilles d’automne protègent le sol pendant l’hiver et se transforment peu à peu en nutriments qui nourrissent les plantes et les arbres au printemps.

Le projet relie ce cycle interrompu à un autre système souvent invisible: le travail domestique. En utilisant les feuilles, les sacs en papier et le geste qui consiste à brûler certains mots inscrits sur leur surface, Burning Compost interroge le travail du soin, la perte de ressources et l’impact disproportionné du changement climatique sur les femmes.

L’impact disproportionné du changement climatique selon le genre

Pour cette sculpture sociale, nous collectons des feuilles mortes et les conservons dans des sacs en papier. Les participantes et participants sont invité·es à écrire leurs messages sur ces sacs, puis à en brûler sélectivement certaines parties, de façon à faire disparaître certains mots ou certaines traces. Par ce geste, Burning Compost donne une forme visible à plusieurs dynamiques de destruction et d’effacement:
Rendre visible le care invisible par les feuilles, la lumière et le temps.

Celles que les feuilles révèlent

Une seconde dimension de Burning Compost explore la cyanotypie et l’impression chlorophyllienne pour inscrire, grâce à la lumière naturelle du soleil, des portraits de femmes sur des feuilles. La feuille devient alors un support vivant où apparaissent les visages de femmes dont le travail de soin est rarement reconnu à sa juste valeur. Par la lumière, le temps et la matière organique, le projet met en relation l’écologie, la mémoire et ce travail essentiel que nos sociétés laissent trop souvent à l'arrière-plan.
Cyanotypes sur feuilles
Portraits solaires à la chlorophylle

Repères pour évaluer l’impact

Nous souhaitons créer 365 œuvres individuelles pour la sculpture finale, afin de faire écho au cycle annuel de la nature. À ce jour, 54 œuvres ont déjà été réalisées par les participantes et participants lors d’une conférence à l’ESCP Business School de Berlin, en novembre dernier. Le Padlet témoigne de notre première démarche de collecte de voix, de questions et d’expériences autour du lien entre changement climatique et égalité de genre.
ODD 11, 12 et 13

Villes durables, production responsable et action climatique

En travaillant avec des matériaux organiques et des processus de transformation, le projet invite les participant·es à réfléchir aux notions de déchet, de régénération et d’impact environnemental (ODD 12 et 13). La création collective sensibilise aux enjeux écologiques dans les espaces partagés et contribue à des villes et communautés plus durables (ODD 11).
SDGs Sustainable Goals

NOTRE IMPACT

54
Œuvres d'art
90
Participants
1
Atelier d'une journée
500 +
Feuilles
Faire de l’art un moteur de changement

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